mardi 21 février 2012

ABATTOIR CREATION - 15 et 16 mars à 20H à l'Hippodrome scène nationale de Douai


















ABATTOIR
Bernadette A /Compagnie Zaoum

AbaTToir est un regard sans détours porté par une enfant sur la vie, l'amour, la mort, les règles et les interdits, et ce regard ouvre des portes sur un autre cheminement celui d'une femme qui cherche elle-même le chemin de ce qui la tisse, l'enchaîne, la déchaîne, l'enlève, la conditionne...

Mes parents ils ont un abattoir.
Tous les jours, après l'école, je vais à l'abattoir.
Et à l'abattoir, par exemple, ça commence par l'enlèvement et ça finit au conditionnement.
En amour aussi ça commence par l'enlèvement.
Mais ça finit où ?

Ecriture, mise en scène, jeu Bernadette Appert
Aide à la dramaturgie et collaboration artistique Elise Vigier (Théâtre des Lucioles)

mardi 18 octobre 2011

Autour d'Abattoir - Prochains rendez vous

Ne manquez pas les deux prochains rendez vous

- Dans le cadre du séminaire "Corps, Figures et Représentations"
Le vendredi 21 octobre 2011 à l'Université d'Arras.

Abattoir, lieu de l'enchantement de l'enfance et de l'interdit

- Dans le cadre de la journée de rencontre autour des écritures contemporaines à la Rose des Vents
Le 9 novembre 2011 de 14H à 17H

Abattoir, écriture de plateau, et rôle d'une collaboration artistique (Elise Vigier, aide à la dramaturgie)

lundi 12 septembre 2011

Une saison...

Abattoir - Extraits et matières



Abattoir


C'est une plongée au coeur de la mémoire familiale, où se côtoie tout un bestiaire intérieur de poules sans tête, d'animaux empaillés, de Christ insomniaque et de vierge sous globe.

C'est là où les souvenirs les plus lumineux se mêlent aux fantasmes les plus enfouis.

De croyances en interdits, les règles d'hygiène de l'usine se mêlent aux règles du savoir-vivre-savoir-aimer de la femme moderne.

Dans ce dédale où le comment tuer n'est jamais très loin du comment aimer, la vie vole dans les plumes, la mort est fraiche et le rire cru.



"Mes parents ils ont un abattoir
Tous les jours après l'école je vais à l'abattoir
A l'abattoir ça commence par l'enlèvement
et ça finit par le conditionnement
En amour aussi ça commence par l'enlèvement
Mais ça finit où? "



Enlèvement

Enlèvement. Épisode initial au cours duquel je me trouve ravie, capturée, enchantée par l’image de l’être aimé. Le coup de foudre.

L'enlèvement, le rapt c’est la surprise. Comme si pour tomber amoureux, il me fallait surprendre l’autre, l’image de l’autre en situation, occupé, ne faisant pas attention à moi.

Je surprends l’autre, il ne s’attendait pas à ce que je le surprenne, il me surprend, je ne m’attendais pas à le surprendre)... je suis enlevée...

Extrait de "Fragments d'un discours amoureux", de Rolland Barthes



"Derrière la porte c'est interdit.

Mais moi je voudrais savoir ce qu’ils leur font aux poules ?

Je voudrais savoir quand est ce qu’elles meurent les poules ?

Ils disent qu'il faut les faire mourir sans les tuer

Ça veut dire qu’elles sont mortes ou encore vivantes?

Est ce qu’on est vivant quand on est mort ?

Est ce qu’on est mort quand on est vivant ?

Est ce qu’on ne meurt que si on est tué ?

Monpère il dit qu’on ne meurt bien que d’amour

Mamère, elle, elle dit que l'amour ça donne des ailes

Je comprends pas pourquoi elle parle d'ailes et dit que rien ne sert de voler l'amour vient à temps à celle qui sait attendre"





"Quand la nuit tombe

Je rêve que je suis une poule

Être une poule

Pondre des œufs

M’occuper de mes poussins

Picorer des graines

Chercher des vers

Être une poule C’est tout

Être une poule c’est simple

Me lever avec le soleil

Me coucher avec le soleil

Être une poule c’est bien

Être une poule pour ne plus rien à voir avec la lune

Ne plus rien à voir avec la nuit, la lune, les marées, la mer

Être une poule"





Le souper doit être prêt

La plupart des hommes ont faim quand ils rentrent à la maison

La perspective d’un bon repas est nécessaire à la chaleur d’un bon accueil

Rangez mettez les choses en ordre

Veillez à son confort procure une immense satisfaction personnelle

Prenez quelques minutes pour vous reposer

Faites une petite toilette pour être fraiche et avenante avant qu’il ne rentre

Pas de rouge à lèvres qui donne une allure trop aguicheuse

Soyez propre c’est bien suffisant

S’il rentre tard ne faites aucune remarque

Ne vous plaignez pas et ne l’accablez pas de vos problèmes

Ecoutez le ses sujets de conversations sont plus importants que les vôtres

Lorsque le souper est terminé débarrassez la table et faites rapidement la vaisselle

Préparez vous à vous mettre au lit promptement

Ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer une relation intime

S’il suggère l’accouplement acceptez avec humilité

Lorsqu’il atteint l’orgasme un petit gémissement de votre part l’encouragera et sera suffisant pour indiquer le plaisir que vous avez pu avoir

S’il suggère des pratiques moins courantes montrez vous obéissante

Indiquez simplement votre éventuel manque d’enthousiasme par le silence

Gardez à l’esprit que le plaisir d’un homme est plus important que celui d’une femme

Extrait de « Convenances et Bonnes manières de la femme moderne»

Editions Gautier Languereau, 1949

Sorties de talents - Actions culturelles















Automne 2011

Du 17 au 28 octobre 2011
Stage avec les élèves de 1ere année de l'école de cirque de Lomme
Travail de recherche sur "Les fragments d'un discours amoureux"




















Printemps 2012

- Stage de théâtre pour adultes sur un week end (dates en cours)
Hippodrome, Scène Nationale de Douai

- Ateliers avec Premières et Terminales du Lycée Châtelet, Douai
dans le cadre de l'option obligatoire théâtre


Pour toutes informations contactez-nous par mail
compagnie.zaoum@gmail.com








dimanche 11 septembre 2011

La femme de l'Ogre poursuit sa route en une BD "Inclassable et boulversante"
















Depuis le 01 septembre 2011, La femme de l'Ogre est à portée de lecture
grâce au très beau roman graphique "inclassable et boulversant" illustré par Etienne Appert
à partir du scénario du spectacle du même nom écrit par Bernadette.A

Article de BD sélection

L'histoire muette

Qui ne connait pas le conte du petit Poucet ? 7 frères abandonnés dans les bois qui trouvent refuge chez un ogre un peu trop affamé. Dupé par une ruse de Poucet, l’ogre égorge ses 7 filles… Fin.
Depuis des siècles, les conteurs présentent cette histoire comme l’aventure glorieuse d’un enfant malin, mais personne ne s’intéresse à la douleur de la femme de l’ogre : elle qui, au petit matin, retrouve ses filles assassinées…
Son parcours reste énigmatique : comment en est-elle arrivé à épouser un ogre, elle que le conte décrit comme douce et attentionnée, tout le contraire d’une ogresse… Et surtout, que devient-elle après le drame ? Est-ce pour elle aussi la fin de l’histoire… ou son début ?

Cela fait maintenant trois ans que Bernadette Appert met en scène ce personnage tragique abandonné par le conte officiel à sa détresse. Ce spectacle est tout en émotion, il sort des tripes, exprime par le jeu et l'accompagnement de quatre musiciens rock, l'horreur impensable, inconcevable de ce désastre qui touche cette mère : perdre ses 7 enfants, de la main même de leur propre père.

Alors, comment passe-t-on du spectacle de scène à la BD ? Tout naturellement, avec la complicité d'Etienne Appert, dessinateur, auteur de BD, illustrateur et surtout Dessina(con)teur tel qu'il se définit lui-même sur son blog.
Etienne a transcrit les mots et les émotions du spectacle dans ses dessins, utilisant son trait comme unique vecteur de sens. Pas de mots, aucune bulle, une histoire sans paroles où le dessin exprime tout ce qui doit être.

A la question "Pourquoi avoir choisi cette absence totale de mots ou dialogues pour la narration de cet album ?", Etienne Appert répond :
Il s'agit effectivement d'un parti pris très radical. C'est le sujet qui l'a imposé : l'irruption du tragique dans une vie.
La douleur que ressent cette femme est si profonde que je ne pouvais pas en rendre compte par des mots. Je voulais que le lecteur fasse l'expérience d'un cri silencieux. Comme le silence sidérant après l'explosion d'une bombe atomique. Ou comme un hurlement inaudible, qui vient de trop loin. (...) Je voulais montrer ce dont on ne peut pas parler. Inviter le lecteur à se laisser toucher directement par l'image, sans la protection d'un texte pour mettre à distance.
Dans son spectacle de théâtre sur la même histoire, Bernadette parle, avec des mots, mais dans une écriture très poétique, déstructurée, non linéaire, et avec 4 musiciens Rock sur scène. En BD je ne pouvais pas faire appel à la musique. Alors, le silence.





Editions La Boite à Bulles
En vente partout !

dimanche 26 juin 2011

(im) Permanentes - installation cheZ VioleTTes dans le cadre du BAM












































(im)Permanentes c'est...
un thème : "qu'est ce qu'une femme?"
des réponses glanés en interviews
des textes
un montage im(pertinent)
à écouter en (im)permanence
dans un casque à permanente




























Conception Bernadette Appert
Montage Arnaud Lefin

Remerciements à Elodie Mora et à tous ceux qui ont participé aux interviews
















extraits de messages laissés sur la machine à écrire:

"une femme c'est souple" Ami 7ans
"en tous cas c'est pas simple" Anonyme
"j'ai le sentiment de bénéficier d'une sacré liberté" Anonyme
"être une femme, ça ne devrait plus vouloir dire avoir peur de faire un pet de travers" Anonyme
"les femmes sont plus spécialistes" Pierrick 10 ans
"c'est galère à saisir à définir à se definir" Meilo
"une femme c'est. " Anonyme
"elle est maman" Bianca 10 ans
"une femme c'est beau" Anonyme
"une femme ça a le droit de vivre" Melissa 10 ans